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  • : Ce blog a pour vocation de rassembler les militantes et les militants du Parti socialiste attachés au projet "Réussir ensemble le changement", pour un ancrage du Parti socialiste à gauche, et favorables à une rénovation des pratiques autant que du corpus
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Une autre voie : rénover dans la fidélité à nos valeurs

Le Parti socialiste a désigné, dans des conditions qui ne souffrent pas contestation, la présidente du conseil régional Poitou-Charentes comme sa candidate.

Les animateurs de ce blog avaient fait un autre choix. Mais nous respectons le vote de nos camarades.

Nous voulons prendre au mot le choix du rassemblement exprimé par la candidate, et estimons que ce rassemblement passe par le respect du projet  "Réussir ensemble le changement". Lequel, adopté par plus de 90% des adhérents, est le garant de l'unité de tous les socialistes.

Pour autant, des questions clé restent à traiter :

- quel corpus idéologique pour le PS au 21e siècle ?

- quel programme pour réussir le rassemblement de toutes les gauches ?

- quelles pratiques rénovées pour que le Parti socialiste soit mieux en phase avec la société française dans toute sa diversité ?

- comment remettre le Parti socialiste au coeur de la bataille pour une république nouvelle, laïque et sociale ?

"Rénover dans la fidélité" entend prendre toute sa place, avec vous, dans ces débats nécessaires pour l'avenir du parti socialiste et de la gauche en général.

Nous ne pouvons plus accepter que la gauche ne revienne au pouvoir qu'au gré d'une défaite de la droite. Nous souhaitons créer les conditions de l'alternative plutôt que de l'alternance. Car c'est de cela dont le peuple français a besoin aujourd'hui, plus que jamais.

Vendredi 16 février 2007
La candidate des ouvriers, c'est moi: c'est en substance le message qu'a adressé jeudi 15 février Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement avec visite d'entreprise dans la Somme, où elle a prévenu son rival UMP qu'elle ne se laisserait pas "intimider" par "les moyens massifs du ministère de l'Intérieur", tout en relativisant les tensions au PS après la démission du "chiffreur" de son programme.

Pressée de questions sur le départ d'Eric Besson, secrétaire national du PS à l'Economie, elle a balayé d'un revers de main ce nouveau coup dur. "Est-ce que vous croyez que les salariés ici présents connaissent M. Besson?", a-t-elle relativisé lors d'une visite dans l'entreprise de peinture Pic Industrie Production d'Airaines, qui a échappé au dépôt de bilan. Et de se tourner vers les salariés: "Vous connaissez M. Besson?". "Non", répond une femme. "Voilà!", a conclu la candidate, tout sourire.

"Je m'occupe des vrais problèmes, celui de l'emploi, du maintien des entreprises", a lancé Ségolène Royal. Elle a toutefois admis qu'il fallait "un peu plus de discipline" au PS. "Il faut de l'ordre juste et ça vaut dans tous les domaines, dans le domaine du PS comme dans le domaine du développement économique", a-t-elle glissé, avant de tourner les talons. "Un secrétaire national s'en va, un autre prend immédiatement sa place", a achevé son codirecteur de campagne François Rebsamen, en allusion à la nomination de Michel Sapin comme "Monsieur Economie" du PS.

Pour la prétendante du PS à l'Elysée, cette visite en terre ouvrière était l'occasion de se poser en candidate des ouvriers, alors que Nicolas Sarkozy multiplie visites d'usines et clins d'oeil à cet électorat. "Très souvent, je suis au côté des salariés par mes responsabilités et aussi là, au contact du développement économique", a-t-elle observé.

"Ne nous laissons pas intimider par la puissance qu'il y a en face. Moi je n'ai pas les moyens massifs du ministère de l'Intérieur", a-t-elle fustigé un peu plus tard lors d'un meeting à Fressenneville (Somme). "Je suis là devant vous avec des moyens ordinaires, ce que nous donne la loi, tout simplement. C'est vous ma force. C'est vous ma richesse. C'est vous mon courage". "Battons-nous, la victoire est devant nous!", a-t-elle dit.

"Ici, Ségolène, on est fiers de t'accueillir sur une terre ouvrière", l'a saluée l'ancien député PS de la Somme Vincent Peillon, qui l'accompagnait. "Nicolas Sarkozy n'est pas le candidat des ouvriers, ici les ouvriers votent toujours à gauche", a-t-il souligné.

Défendant les mesures sur l'emploi et le pouvoir d'achat de son "pacte présidentiel", Ségolène Royal s'est plusieurs fois présentée dans la journée comme la "présidente du travail pour tous" et "du pouvoir d'achat garanti". Et a dénoncé l'idée de son rival de l'UMP de supprimer les cotisations sociales et taxes sur les heures supplémentaires. "Revaloriser le travail, c'est d'abord de donner du travail à tous et non pas seulement à quelques-uns qui auraient le droit de faire des heures supplémentaires aux dépens du plus grand nombre", a-t-elle sermonné.

Refusant de céder à la "fatalité" ou de "baisser les bras", elle s'est de nouveau engagée à "augmenter les bas salaires" (son "pacte" prévoit de porter le Smic à 1 500 euros). "Comment se peut-il que dans la France d'aujourd'hui on puisse rencontrer des femmes ouvrières qui sont encore au salaire minium après plus de trente d'ancienneté dans une usine?", s'est-elle indignée. "Je ne vais pas en effet alléger les impôts sur les plus hauts salaires", a-t-elle lancé, dans une nouvelle flèche à l'UMP.

Ségolène Royal a achevé sa journée par un meeting sur le thème de l'éducation à Dunkerque (Nord), sa première réunion publique depuis son discours-programme de Villepinte dimanche dernier.

 (c) Associated Press, 15/02/2007

Par nathanael uhl - Publié dans : Infos
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Jeudi 15 février 2007

Quelle vie après Matignon ? C'est la question que doit se poser en ce moment Dominique de Villepin. Le premier ministre refuse pour le moment de se présenter aux élections législatives, selon Le Figaro. Ce n'est pas faute de circonscription. Comme l'a révélé Marianne, on lui a proposé la circonscription de Jean-Louis Debré, dans l'Eure.

Dans l'immédiat, c'est plus le bon début de campagne de Nicolas Sarkozy qui préoccupe le premier ministre : « Il est sonné et passablement ailleurs », reconnaît son ami Georges Tron, député UMP de l'Essonne. Le temps où Villepin berçait encore des illusions Elyséennes semble aujourd'hui bien loin.

Après des fleurs pour Sallinger, des pleurs pour de Villepin ?

Par nathanael uhl - Publié dans : Humeur
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Jeudi 15 février 2007

Le Canard Enchaîné décrit l'atmosphère tendue qui règne au QG de campagne de Sarkozy. En témoigne les colères piquées par le candidat contre son entourage. Ainsi le patron de l'UMP a t-il passé un sérieux savon à son directeur de campagne Claude Géant et David Martinon, conseiller diplomatique, avant d'appeler Brice Hortefeux et Frédéric Lefebvre rue de la Boétie : « j'en ai ras-le-bol de vos états d'âmes et de vos jalousies. Foutez-moi la paix ! Je vous demande de tous tirer dans la même direction ».

En cause, selon l'hebdomadaire satirique, les querelles d'ambition et d'influence au sein du staff, qui poussent les sarkoboys à se neutraliser mutuellement, histoire de décrocher un bon portefeuille en cas de victoire. Dernière victime en date : Nadine Morano, qui aurait fait les frais de ces coups tordus entre amis et qui a été interdite de médias.

C'est que c'est dur de gérer des gens qui s'y croient déjà. Ma grand-mère me disait toujours : "il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué".

Cela dit, c'est dommage pour Nadine Morano, elle était fraiche ;-)

Par nathanael uhl - Publié dans : Humeur
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Jeudi 15 février 2007
L'Assemblée nationale va clore la législature par l'examen, à partir du 15 février, d'un projet de loi majeur : l'instauration d'un droit au logement opposable (Dalo). Ce texte arraché in extremis par les Enfants de Don Quichotte a été adopté par le Sénat le 1er février. Qualifié de «divine surprise» par la députée (UMP) Christine Boutin, rapporteuse de la commission des affaires sociales de l'Assemblée, il institue un Dalo en deux étapes.
Dès le 1er décembre 2008, six catégories de personnes pourront faire valoir le droit d'obtenir un logement décent devant les tribunaux, dès lors que leur dossier aura été déclaré prioritaire par une commission départementale de médiation. Il s'agit des sans-domicile fixe, des personnes menacées d'expulsion sans relogement, des gens hébergés à titre temporaire, des ménages vivant dans des locaux insalubres ou dangereux, des familles avec enfant habitant des logements trop petits, et des handicapés. Dans une seconde étape, l'«opposabilité» sera étendue le 1er janvier 2012 à toutes les personnes éligibles au logement social dont la demande de HLM «a été laissée sans réponse durant un délai anormalement long». 
Au Sénat, la gauche était montée au créneau pour dénoncer un texte incantatoire. «Ce projet de loi n'apportera pas de réponse à la grave crise du logement», avait pointé Thierry Repentin (PS, Savoie). Des critiques en partie entendues, les sénateurs ayant adopté plusieurs amendements contenant des mesures concrètes : indexation des allocations logement sur l'indice d'augmentation des loyers, production de logements sociaux revue à la hausse avec 100 000 constructions par an en 2008 et 2009, contre les 80 000 prévus. La loi SRU sera applicable à 250 nouvelles communes tenues d'avoir au moins 20 % de HLM sur leur territoire, pour augmenter l'offre locative sociale. Et les villes situées dans des agglomérations de plus de 50 000 habitants auront obligation de réaliser des places d'hébergement d'urgence.
A l'Assemblée, la droite semble vouloir s'en tenir là. Mais le député PS, Jean-Yves Le Bouillonnec, insiste sur la nécessité de mesures audacieuses pour «construire un droit efficace au logement». 
 (c) Libération, 15/02/2007
Par nathanael uhl - Publié dans : Infos
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Jeudi 15 février 2007

Entrés en ordre dispersé dans l'arène présidentielle, les cinq candidats de la gauche antilibérale, y compris le médiatique José Bové, connaissent un début de campagne poussif, au plus bas dans les sondages et en mal de parrainages. Echouant à fédérer ce qu'ils appelaient le "non de gauche" au traité européen, l'altermondialiste José Bové, la communiste Marie-George Buffet, le trotskiste Olivier Besancenot se sont finalement tous lancés en campagne, aux côtés d'Arlette Laguiller (Lutte ouvrière) et Gérard Schivardi, soutenu par le Parti des travailleurs.

 

Faible au départ, leur score dans les sondages s'effondre dans les dernières enquêtes: Besancenot est à 2,5 % (IPSOS) et 2 % (BVA), Buffet à 2 % et 3 %, Laguiller et José Bové à 2 % chacun dans les deux sondages. Schivardi n'apparaît pas. La gauche radicale totalise au mieux 9 %.

 

Pour les déçus de la candidature unitaire, la multiplicité des postulants est en cause: "c'est une catastrophe programmée, électoralement et politiquement", affirme Christian Picquet, chef de file du courant unitaire de la LCR. "Pour les citoyens de gauche qui ne croient pas dans la posture droitière de Ségolène Royal, la campagne est illisible", affirme-t-il avec des candidats qui "disent quasiment la même chose", mais qui, désunis, "ne peuvent présenter une alternative".

 

Mais, rappelle Frédéric Dabi (IFOP), en 2002, l'extrême-gauche était également morcelée. Et elle sortait mieux son épingle du jeu (un total de quelque 14 % au premier tour): "cette fois, elle est pénalisée par le réflexe du vote utile" qui avantage le PS, selon lui.

 

José Bové reste optimiste: "la dynamique est prometteuse", comme en témoignent "la mobilisation et la participation dans les meetings". Il prend "le pari" qu'"il y aura des surprises le 22 avril" car "des choses se passent qui ne sont pas forcément comptabilisées par les instituts de sondage".

 

Sa candidature, présentée il y a deux semaines comme conditionnée à une "dynamique unitaire" à réévaluer par son équipe le 11 mars, semble aujourd'hui définitive: "José Bové incarne l'union", assure l'une de ses 20 porte-parole, Francine Bavay.

 

"La candidature de José Bové est loin de créer la dynamique espérée", juge au contraire Alain Krivine (LCR). "Elle mord un peu sur le score de Besancenot, un peu sur Buffet, mais pas sur Laguiller qui a un électorat stable", analyse le leader historique de la Ligue. Pour la LCR, "il ne s'agit pas de participer à un concours de nains de jardins", affirmait récemment Besancenot, qui table sur ses prestations dynamiques en meeting et les médias pour renouveler sa performance de 2002 (4,3 %). Mais, avec 430 promesses de signatures seulement, sa candidature, comme celle de Bové (232 signatures) risque de se fracasser sur l'obstacle des parrainages.

 

"On pourrait se retrouver le 16 mars dans une situation où nous ne pourrions pas mener campagne jusqu'au bout", avertit le leader altermondialiste qui prédit "des conséquences dramatiques" si "une partie de la population ne pouvait s'exprimer par la voie des urnes".

 

En revanche, Laguiller et Schivardi ont tous deux annoncé avoir réuni les 500 signatures.

 

Marie-George Buffet est assurée des parrainages, mais sa candidature souffre des divisions: certains communistes, comme le député de Saint-Denis Patrick Braouezec, ont rejoint Bové, d'autres de la tendance "refondateur" se sont mis à l'écart de sa campagne.

 (c) AFP,  15/02/2007

Par nathanael uhl - Publié dans : Infos
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