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  • : Ce blog a pour vocation de rassembler les militantes et les militants du Parti socialiste attachés au projet "Réussir ensemble le changement", pour un ancrage du Parti socialiste à gauche, et favorables à une rénovation des pratiques autant que du corpus
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Une autre voie : rénover dans la fidélité à nos valeurs

Le Parti socialiste a désigné, dans des conditions qui ne souffrent pas contestation, la présidente du conseil régional Poitou-Charentes comme sa candidate.

Les animateurs de ce blog avaient fait un autre choix. Mais nous respectons le vote de nos camarades.

Nous voulons prendre au mot le choix du rassemblement exprimé par la candidate, et estimons que ce rassemblement passe par le respect du projet  "Réussir ensemble le changement". Lequel, adopté par plus de 90% des adhérents, est le garant de l'unité de tous les socialistes.

Pour autant, des questions clé restent à traiter :

- quel corpus idéologique pour le PS au 21e siècle ?

- quel programme pour réussir le rassemblement de toutes les gauches ?

- quelles pratiques rénovées pour que le Parti socialiste soit mieux en phase avec la société française dans toute sa diversité ?

- comment remettre le Parti socialiste au coeur de la bataille pour une république nouvelle, laïque et sociale ?

"Rénover dans la fidélité" entend prendre toute sa place, avec vous, dans ces débats nécessaires pour l'avenir du parti socialiste et de la gauche en général.

Nous ne pouvons plus accepter que la gauche ne revienne au pouvoir qu'au gré d'une défaite de la droite. Nous souhaitons créer les conditions de l'alternative plutôt que de l'alternance. Car c'est de cela dont le peuple français a besoin aujourd'hui, plus que jamais.

Mardi 20 février 2007
Dominique de Villepin a déclaré qu'il ne participerait pas au gouvernement de Nicolas Sarkozy si le candidat de l'UMP accédait à l'Elysée. "Dans son gouvernement, certainement pas", a dit le Premier ministre sur RTL.
par nathanael uhl publié dans : Humeur
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Mardi 20 février 2007

On avait vu Philippe Torreton s'engager dimanche 11 février à Villepinte aux côtés de Ségolène Royal. Il était jeudi l'invité du magazine En aparté sur Canal plus où il a fustigé la « façon éhontée et unique dans l'histoire de la République » dont les médias soutiennent Nicolas Sarkozy.

« Il y a des amitiés qui sont assez intolérables », a-t-il développé, évoquant un lobbying fort qui pourrait selon lui devenir une véritable
« mafia ». Au sujet de TF1, il a différencié les dirigeants du groupe, qu'il juge clairement à droite, des journalistes qui reçoivent des coups de téléphone « sans arrêt » pour mettre la pression, suivant un
« procédé d'intimidation assez violent » qu'il a opposé à la « zone de liberté » que garantissait la candidate socialiste. L'acteur étant le compagnon de Claire Chazal, on peut le considérer comme un témoin de première ordre sur la question.

 (c) Marianne, 20/02/2007

par nathanael uhl publié dans : Infos
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Mardi 20 février 2007

« Cette élection, je commence à pas trop mal la sentir », jubile Nicolas Sarkozy en campagne sur l’île de la Réunion. À neuf semaines du premier tour de la présidentielle, le ministre candidat est donné gagnant dans toutes les enquêtes d’opinion depuis son entrée officielle en campagne. La gauche dans son ensemble pointe à un niveau très bas dans les sondages, atteignant au maximum 40 % des intentions de vote au premier tour. Ce serait son plus mauvais score pour une présidentielle depuis 1969. Publié samedi par le Parisien, un sondage CSA crédite Nicolas Sarkozy de 55 % des intentions de vote au second tour. Il ne s’agit évidemment que de sondages et on ne peut pas les comparer avec des résultats effectifs. Il n’en demeure pas moins que la campagne de la candidate socialiste paraît dans une mauvaise passe, tandis que la dynamique réelle ne semble se dessiner chez les autres candidats de gauche, écologistes ou d’extrême gauche. Les jeux seraient-ils faits, la bipolarisation définitivement actée et la droite triomphante ? Le risque est réel et, dans la gauche, on commence à s’en inquiéter ouvertement.

Le chemin semblait grand ouvert

Pourtant, tout semblait acquis à une victoire facile de la gauche : il lui suffisait de surfer sur le mécontentement et le rejet de Sarkozy pour s’imposer. Cette quasi-certitude avait facilité la désignation de Ségolène Royal, une candidate « atypique » capable de rassembler à gauche sans effort tout en séduisant à droite par son audace à s’ouvrir aux valeurs conservatrices. Elle s’est imposée à un PS fasciné avant d’obtenir les ralliements du MRC de Jean-Pierre Chevènement et du PRG de Christiane Taubira. Le chemin semblait grand ouvert.

C’était sans doute mésestimer l’étendue des pouvoirs de Nicolas Sarkozy. Ministre de l’Intérieur, il use de sa position pour maîtriser le processus électoral et abuse des coups politiques ou tordus. Porte-parole du programme du MEDEF, il enrôle les forces patronales et bénéficie de la connivence des principaux médias aux mains des puissances financières. Président de l’UMP, il met le parti majoritaire au service exclusif de son ambition. Nicolas Sarkozy se sert de ces pouvoirs pour une campagne habile. Alors qu’il est le numéro 2 du gouvernement, il s’exonère du terrible bilan de la droite. Contrairement aux campagnes de promesses - menées par Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy annonce la couleur et défend un projet, celui du MEDEF : diminution des dépenses publiques, libéralisation à tous crins, - relance de l’exploitation du travail (travailler plus et plus longtemps), relance de l’Europe libérale et politique de soumission aux États-Unis. S’il cible l’électorat populaire, non sans résultats, en partant de ses attentes (travail, éducation, pouvoir d’achat) et se présente en rassembleur, c’est pour imposer son projet de société libérale fondée sur l’autoritarisme, le mérite de quelques-uns seulement et le chacun pour soi.

L’annonce de futurs renoncements

Face à un candidat de droite qui énonce clairement son projet, la candidate socialiste est en difficulté. Ségolène Royal doit combattre Nicolas Sarkozy, mais elle se refuse à affronter ceux qui l’inspirent, le MEDEF et les forces libérales européennes qui exigent la mise en oeuvre de nouvelles réformes libérales, notamment la diminution des dépenses publiques, la réduction des charges des entreprises, le démantèlement du Code du travail... Ses tentatives pour « gauchir » son discours en sont décrédibilisées. Dans son allocution de Villepinte, ses références au « poids de la dette » et l’absence de mesures contre l’Europe libérale sonnent comme l’annonce de futurs renoncements. C’est sans doute la raison principale des « ratés » de sa campagne.

Pour tenter de surmonter cette difficulté, le Parti socialiste relance son appel au vote utile. Il fonctionne dans la mesure où il plombe la candidature de Dominique Voynet, celle de Marie-George Buffet et les candidatures de l’extrême gauche, surtout après l’échec d’une candidature antilibérale unitaire. Il permet également que le score de Ségolène Royal reste à un haut niveau pour le premier tour dans les sondages. Mais il ne suffit pas à créer à gauche une dynamique qui augure d’une victoire. L’état de l’opinion montre pourtant qu’il pourrait en être autrement.

Le climat qui a présidé aux milliers d’inscriptions sur les listes électorales ne semble pas s’être retourné. Dans les réunions et débats, il y a du monde. Les questions posées par les gens portent, pour l’essentiel, sur le contenu des programmes et sur leur faisabilité. La campagne n’a pas tari le mouvement des luttes sociales, et les thèmes de ces luttes - pouvoir d’achat, délocalisations, défense des services publics, révolte contre les superprofits... - sont au coeur des attentes exprimées dans la campagne. La peur et le refus de voir Nicolas Sarkozy s’emparer du pouvoir sont forts et le candidat UMP semble aujourd’hui surtout l’emporter par défaut.

Pour mobiliser, la gauche a besoin de porter un programme clair, des propositions concrètes et de dire les moyens qu’il faudra se donner pour les appliquer. Elle a besoin aussi d’identifier, aux yeux des électeurs, le projet de la droite et ceux qui le portent : Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen et François Bayrou. Pour le moment, Ségolène Royal ne situe pas sa campagne sur ce terrain. Il s’agit moins de dénoncer ce refus que de montrer qu’il existe à gauche une politique pour gagner et réussir. Que quand on est de gauche, on doit choisir une politique qui ne s’accommode pas du libéralisme. Si on fait surgir, dans la campagne présidentielle, l’existence de cette autre politique à gauche, le paysage peut changer. Marie-George Buffet veut montrer aux hommes et aux femmes qui se sont prononcés le 29 mai 2005 contre le libéralisme, aux jeunes qui ont fait reculer le CPE et qui se dressent contre Nicolas Sarkozy, qu’ils disposent d’un bulletin pour exprimer leurs exigences et battre la droite ce printemps. Une étude de l’IFOP montre que près de la moitié de ceux qui s’expriment peuvent encore changer d’avis. Une autre, publiée hier dans le Journal du dimanche, indique que 79 % des Français pensent que rien n’est joué et qu’il peut se passer bien des choses d’ici le 22 avril.

 (c) L'Humanité, 20/02/2007

par Olivier Mayer publié dans : analyses
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Mardi 20 février 2007
Les socialistes veulent resserrer les rangs et concentrer le tir sur Nicolas Sarkozy.
 
«On a un problème.» C'est un proche de la candidate qui le reconnaît, évoquant «un vrai piège dont il faut sortir». Entre les enquêtes d'opinion qui, depuis son investiture, donnent systématiquement Nicolas Sarkozy vainqueur au second tour, la démission du secrétaire national à l'Economie Eric Besson ou les débats sur sa conduite, la campagne de Ségolène Royal prend un tour délicat. Un socialiste résume : «Ségolène Royal fait campagne sur un tapis roulant, mais à l'envers. Comment voulez-vous installer une campagne dans ce climat ?» Que doit changer la candidate socialiste pour renverser la vapeur ? Voici les quatre domaines dans lesquels elle entend relancer sa campagne.
 
1. L'organisation de son équipe 
La question traînait. Et Ségolène Royal hésitait, soupesant le risque de «faire des mécontents». Fallait-il élargir l'organigramme ? Dimanche, elle s'y est résolue, annonçant, pour sortir «de l'autogestion», un «réajustement» de son staff pour jeudi. En novembre, une première équipe de campagne avait déjà été nommée, en partie pour l' «affichage». Le bureau national du PS s'était ensuite mué en «conseil politique», avant que n'apparaisse, la semaine dernière, une équipe de «débatteurs» et de «voltigeurs». A l'arrivée : «C'est le bordel, estime un parlementaire. On te demande de bosser, mais tu sais pas ce qui se passe. T'as l'impression que c'est un théâtre d'ombres, avec des gens qui font semblant d'exercer des responsabilités.» Dégainée en partie pour pallier les remous créés par la démission d'Eric Besson, «la réorganisation va montrer qu'il y a une cohérence et rendre visible des compétences», explique Julien Dray, coordinateur des porte-parole. Satisfaire à la « demande de photo de famille», prônée par le fabiusien Claude Bartolone. Mais, aussi, créer d'inévitables attentes : «C'est un petit peu comme un remaniement gouvernemental, glisse un député : pendant quarante-huit heures, tout le monde campe à côté du téléphone...» Le nombre de meetings prévus, lui, n'évoluera pas. Quant à l'agenda de la candidate, que plusieurs membres du staff entendaient alléger, il ne semble pas devoir l'être.
2. Des propositions plus visibles 
Le constat est partagé par toute son équipe : «On est face à un mur.»  «Les analyses ne portent pas sur le fond, mais sur la campagne elle-même, peste un proche. Après Villepinte, on a fait des commentaires sur les sondages au lieu de commenter le discours et les propositions...» De fait, la position de Ségolène Royal dans les études d'opinion en vient à prendre le dessus sur ses propositions alors qu'elles avaient constitué son meilleur argument de vente pendant les primaires socialistes. D'où la nécessité de promouvoir les mesures du «pacte présidentiel» qu'elle s'est enfin chargée de détailler hier soir sur TF1. «Il faut défendre ses propositions, qui ont un très bon écho dans le pays, répète Julien Dray. Il faut montrer qu'elles sont réalisables. Pour cela, elle doit parler directement aux Français.» Arnaud Montebourg, lui, propose de mettre en avant «toutes les réformes de structure, celles qui concernent le système économique, le dialogue social ou la révolution démocratique. Nous devons détailler ces propositions, qui montrent qu'elle n'est pas une gestionnaire». Et qui la positionnent comme la candidate du changement face à son principal adversaire.
3. La confrontation avec Sarkozy 
Confronter Nicolas Sarkozy à son bilan : c'est une des principales difficultés des socialistes face à un ministre qui prétend jouer la rupture et un candidat de l'UMP prompt à citer Jaurès et Blum. François Hollande n'a de cesse de souligner «l'identité de Nicolas Sarkozy, candidat de la majorité sortante, ministre du gouvernement, soutenu par tous ceux qui ont déjà géré le pays, de Raffarin à Villepin, de Fillon à Juppé. Tous ceux qui ont gouverné depuis 1995, Chirac compris. Quant à la méthode, c'est la confusion des genres». D'où un certain embarras pour contre-attaquer. «Il faut être beaucoup plus réactif, beaucoup plus combatif, beaucoup plus critique pour être en capacité de renvoyer Nicolas Sarkozy à son passé politique, préconise le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis. Comment se fait -il qu'on ne soit pas capable de le bousculer ?»  «Nous devons répéter qu'il a été aux postes clés de la politique qui pénalise aujourd'hui le pays, mais aussi que Bayrou ne peut pas être le porte-parole des espérances de la gauche, renchérit le fabiusien Claude Bartolone. L'opposition frontale est indispensable.» Même si, de ce point de vue, un constat s'impose : «La concurrence a une longueur d'avance sur nous, résume un élu. Autour de Sarkozy, quinze personnes courent tous les médias, dès que Ségolène Royal dit quelque chose, pour taper tous ensemble, comme des sourds. Chez nous, les talents sont un peu en attente d'une consigne...» 
4. La mobilisation au-delà des militants 
Les socialistes avaient déjà brandi l'argument pendant la première phase de la campagne, dite d'«écoute», quand les débats participatifs attiraient du monde, mais restaient peu visibles : sur le terrain, la mobilisation s'opère. «L'opération Tous sur le pont, ce week-end, a été bien perçue par les militants, assure un membre du staff. Les tracts sont partis comme des petits pains.» De même, l'affluence aux meetings est soulignée. «Là où il y avait nécessité de booster les premiers fédéraux, de mettre un peu la pression sur le thème "combien de militants tu ramènes ?", on est un peu portés par les choses», rapporte un organisateur. Reste que les derniers sondages montrent un nouvel effritement au premier tour à 23 % pour Ipsos, 25 % pour LH2 et 25,5 % pour l'Ifop. Et, «encore plus inquiétant, le total gauche», résume un député (lire page suivante), se situe à un niveau historiquement bas. «Je sens l'électorat de gauche se replier vers une attente qui pourrait nous être fatale», estime un autre élu, qui juge «important qu'elle démontre qu'elle n'est pas qu'une image. Elle doit identifier des mesures phares sur l'emploi, les salaires, le logement, l'école, la mondialisation et l'Europe. Pour montrer qu'elle est porteuse d'un projet politique pour le peuple de gauche». 
 (c) Libération, 20/02/2007
par nathanael uhl publié dans : Infos
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Lundi 19 février 2007
Airbus devrait supprimer entre 3 000 et 4 000 emplois en France et autant en Allemagne dans le cadre de son plan de restructuration "Power 8" qui sera dévoilé mardi 20 février aux représentants du personnel, selon le journal Les Echos.

"La répartition des efforts devrait s'opérer au prorata de la ventilation de l'activité entre les quatre pays fondateurs, soit 35% pour la France, 35% pour l'Allemagne, 20% pour le Royaume-Uni et 10% pour l'Espagne", croit savoir le quotidien, sans citer ses sources.

"Selon les estimations, de 10 000 à 12 000 emplois pourraient ainsi disparaître, soit de 3 000 à 4 000 en France et autant en Allemagne. Toutefois, ces réductions d'effectifs ne concerneront pas seulement les 55 000 salariés d'Airbus, mais aussi les 30 000 personnes employées par les sous-traitants travaillant sur les sites d'Airbus", ajoute le journal.

Le plan "Power 8" vise à économiser cinq milliards d'euros d'ici 2010, puis deux milliards par an à partir de cette date.

 

par nathanael uhl publié dans : Infos
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